Le gouvernement malien a approuvé mercredi le renouvellement de plusieurs permis de recherche d’or et de substances minérales, tout en adoptant les textes portant création d’une Ecole des Mines et du Pétrole et d’une Agence pour la Recherche et le Développement des Ressources minérales, selon le communiqué du Conseil des ministres.
Le Conseil des ministres a notamment adopté les textes relatifs au premier renouvellement de neuf permis de recherche attribués à plusieurs sociétés minières dans différentes régions du pays. Sont concernées notamment Company Mines and Career (COMICAR) SARL, à Dialafara-Khama dans le cercle de Kéniéba, Hongda Liujiu Mali SARL, à Diata-Moussala-Nord dans le cercle de Kayes, Ressources Robex Mali SARL, à Sanoula dans le cercle de Kéniéba et à Mininko dans le cercle de Sikasso, ainsi que Dansoko Gold Mine SARLU, à Bala dans le cercle de Kangaba.
Les sociétés Wagadou Explore SARL, à Goualafara dans le cercle de Yanfolila, et Yong Xin Mines SARL, pour les périmètres de Kinia et Kandjila-Ouest dans le cercle de Bougouni, sont également concernées. Le permis situé à Gladié-Est, dans le cercle de Sikasso, initialement attribué à M.B.C. Diffusion et cédé à Ressources Robex Mali SARL, fait aussi l’objet d’un premier renouvellement.
Ces permis avaient été attribués entre 2018 et 2022, mais leur renouvellement avait été affecté par la suspension des renouvellements de permis de recherche entre décembre 2022 et mars 2025. Selon le gouvernement, les travaux réalisés sur les différents périmètres ont permis d’identifier plusieurs anomalies justifiant la poursuite des recherches. Les renouvellements permettront aux sociétés concernées de poursuivre leurs activités pendant trois années supplémentaires, renouvelables une fois, conformément au Code minier.
Le Conseil des ministres a également approuvé le deuxième renouvellement du permis de recherche d’or et de substances minérales du groupe 2 attribué à Africa Mining SARL, à Dandoko, dans le cercle de Kéniéba.
Attribué en 2017 et déjà renouvelé une première fois en 2020, ce permis avait lui aussi été affecté par la suspension des renouvellements entre 2022 et 2025. Les travaux réalisés ayant fait apparaître plusieurs anomalies, le gouvernement a autorisé la poursuite des recherches en vue de la découverte de gisements économiquement exploitables.
Deux nouvelles structures pour renforcer le secteur
Au-delà des permis, le Conseil des ministres a adopté les textes portant création de l’Ecole des Mines et du Pétrole. Cette nouvelle structure aura pour mission d’assurer la formation initiale et continue des ressources humaines dans les domaines minier et pétrolier.
Le gouvernement justifie cette création par l’importance des ressources minières et pétrolières du Mali et par l’insuffisance actuelle des structures de formation spécialisées dans ces secteurs.
Une Agence pour la Recherche et le Développement des Ressources minérales sera également créée. Elle remplacera le Programme pour le Développement des Ressources minérales, érigé en établissement public à caractère scientifique et technologique.
La nouvelle agence aura notamment pour mission de mener des activités de recherche, de production, de sécurisation, de valorisation et de diffusion des connaissances géologiques, minières, pétrolières et gazières sur le territoire malien.
Le gouvernement estime que cette réforme doit permettre de corriger plusieurs insuffisances liées au statut de l’ancien programme, à l’évolution du cadre institutionnel et juridique du secteur minier, ainsi qu’à la mobilisation des ressources financières. Elle élargit également le champ de recherche aux secteurs pétrolier et gazier.
Ces décisions interviennent alors que les autorités maliennes poursuivent la réorganisation du secteur extractif, avec notamment l’objectif de renforcer les capacités nationales en matière de recherche, de formation et de connaissance des ressources du sous-sol.
